Motocyclettes Austral
...et aussi les tricars, les bicyclettes, la Nautilette...

Albert Jean

 
Albert Jean, adresse. Dessin de la "carte de visite" par l'auteur.
 
Aujourd'hui presque oublié, Albert Jean, le directeur technique de la société Cheilus/Austral, fut un pionnier de la motocyclette qui mérite bien une place de choix ici. À l'instar d'autres constructeurs de motocyclettes, Jean semble avoir commencé sa carrière dans le monde du vélocipède, comme l'indique le fait qu'il était trésorier du Club Vélocipédique de Montmartre en 1893. Dans l'Annuaire-almanach du commerce..1901, son affaire figure encore comme "Jean (Albert), Vélocipèdes", mais il s'avait déjà tourné vers la construction de véhicules motorisés avant le tournant du siècle. À l'Exposition Universelle de 1900, Albert Jean présenta un véhicule motorisé qui "adopte la forme du tri-porteur avec roues motrices sur l'avant-train mobile portant la charge“, au prix d'environ 2000 francs¹. Le 7 août 1901, il fonde la société en commandite simple A. Jean & Cie, conjointement avec deux commanditaires. Le siège social de la sociéte dont Jean est le gérant, est sis au 5, Place Pigalle, où se trouvait jusqu'en 1900 un succursal du constructeur de vélocipèdes, Henri Chanon & Cie. La première construction de la nouvelle société est une motocyclette légère munie d'un moteur de 2 à 2 CV 1/4 à ailettes et culasse détachable. Le carter moteur était estampé Albert Jean & Cie, Paris, avec une étoile à six branches au centre. Une machine de ce type participa au Critérium des Motocyclettes du 24 octobre 1901 avec le pilote G.-M. Echenoy, qui se classa dixième, après avoir parcouru 100 kilomètres en 2 h. 34' 22'', malgré un petit accident, car "celui qui le précédait ayant crevé, il entra dedans, faussa sa roue et perdit un quart d'heure" (L'Auto-vélo, 25. 10. 1901). Un mois plus tard, le 17 novembre, le pilote Moïse (dossard 152) s'est classé dixième lors de la course de côte de Gaillon. Son temps sur le kilomètre lancé était de 4'54'', ce qui correspond à une vitesse moyenne de 13,725 km/h.
 
motocyclette "Albert Jean" et son moteur, environ 1900.
                                                                                                                                          source photos: zhumoriste

Au même temps, Albert Jean inventa un tricar avec roue arrière motrice qu'il commercialisait sous la dénomination "Tri-balladeur“. Cet engin inédit en France suscita l'intérêt du président de la commission technique de l'Automobile Club de France, Georges Forestier, qui, le 31 mai 1902, dirigea au constructeur la lettre suivante:
 
Lettre de Georges Forestier à Albert Jean, 1902. Retranscription et dessin par l'auteur
(source texte: Zhumoriste. Retranscription et dessin par l'auteur.)

Nous pouvons donc dater la création du Tri-balladeur avec plus de précision dans la période entre L'Exposition Universelle (15.4 -  12.11. 1900) et mai 1902, c'est-à-dire dans l'année 1901 ou dans l'hiver 1901/1902 au plus tard. Dans le catalogue du Mototricycle Austral modèle 1905, aimablement mise en ligne par Jean Bourdache (voir le blog zhumoriste), Austral affirme que l'invention du "système A. Jean" remonte à l'an 1900. Ceci semble peu probable en vue du fait que le triporteur mentionné plus haut avait encore deux roues motrices sur l'avant train. Impossible est en tout cas l'année de construction "1898" attribué à un "mototricycle Albert Jean" conduit par É. Cheilus lors de "la promenade rétrospective des automobiles du siècle dernier", organisée par le journal L'Auto le 12 novembre 1906: 


(Plus loin dans le chapitre se trouve aussi une photo du tricar mentionné ici.) 

Malgré le fait que ce nouveau tricar, qui deviendrait le père des tricars Austral, était sans doute un produit innovant, la sociéte Jean & Cie fit faillite le 27 novembre 1902. Apparemment, il s'agissait plutôt d'un dépôt de bilan à l'initiative de la société elle-même ayant pour but la dissolution de celle-ci, car Albert Jean continuait dans son local 5, Place Pigalle jusqu'en 1905.

Le mototricycle A. Jean "Tri-balladeur"

Grâce à une publicité nous connaissons du moins l'apparence du mototricycle A. Jean. De plus, cette publicité nous apprend un détail très important, à savoir que ce tricar était à l'époque le seul ayant une direction articulée². Son moteur de 2 CV, disponible avec ou sans culasse à eau, est sans doute celui de la motocyclette légère ci-dessus mentionnée, facilement reconnaissable par son grand volant extérieur. Une annonce de vente datant 1904 offre un "mot. tandem A. Jean" tout neuf ayant un moteur de 2 ½ CV, et dont une vitesse de 35 km/h est garantie. Le vendeur de ce bijou n'est autre qu'Édouard Cheilus lui-même.
La réclame nous permet même d'identifier le tricar Jean sur des photos. Un coup de chance additionnel est une photo retrouvée qui fut prise par Jules Beau lors de la "Promendade des vieux tacots" en 1906 dont nous avons déjà parlé plus haut. Malgré le fait que le véhicule en question ne se trouve pas au premier plan, on distingue clairement son numéro de départ, le numéro 8 qui a été attribué, selon l'article ci-dessus, au tricar Albert Jean à l'occasion dudit concours. Cette photo représente donc sans doute le Tri-Balladeur (refroidi à l'eau). On reconnaît même Édouard Cheilus qui se prépare pour le départ.

La publicité plus haut montre le Tri-balladeur dans la version refroidie à l'air. Par rapport à la motocyclette Jean, le cadre est allongé et le moteur a trouvé sa place bien devant le pédalier, comme sur la motocyclette Werner de 1901 (voir photo), mais placé plus haut, à la hauteur du pédalier, parce que, à la différence de la moto Werner, le cadre est fermé. Ce n'est plus un cadre de vélo muni d'un petit moteur auxiliaire. La colonne de direction est verticale et on reconnaît la tige commandant les rouesdirection d'un tricar Austral directrices. Apparemment, c'est déjà la simple direction sans démultiplication, typique de tous les tricars Austral (sauf le type G): un guidon actionne une bielle qui commande directement, par une tige, les roues directrices. Le châssis n'a pas de suspension. C'est seulement le siège du passager qui est suspendu.
 
L'illustration ci-contre montre la direction du tricar Austral à transmission par cardan. Voir aussi le chapitre "Essieu avant et direction".

Regardons maintenant le Tri-balladeur refroidi à l'eau, identifié ici pour la première fois: celui-ci n'est aucun autre que le petit tricar qui ornait toujours l'en-tête de cette page ! La carte postale a circulé en 1904.
 
photo d'un tri-car d'Albert Jean
 
On reconnaît aisément le cadre allongé avec le moteur placé bien en avant, au même niveau que le pédalier, le guidon très court, la colonne de direction verticale et même la tige commandant les roues directrices. Le grand volant extérieur du moteur aussi est là, sur le côté opposé à l'observateur, mais la culasse est plus grande en raison du refroidissement par eau. Elle est reliée par un gros tuyau au réservoir en cuivre ou laiton, placé sur le pare-boue arrière. L'eau chaude retourne à la culasse après son séjour dans le radiateur en serpentin que l'on aperçoit sous le réservoir combiné d'essence et d'huile. Évidemment, la circulation de l'eau est assurée par thermosiphon. Le siège capitonné est plus confortable que celui reproduit sur la publicité, mais il ressemble assez au siège également capitonné du tricar garé devant la porte de l'atelier d'Albert Jean sur la carte postale ci-dessous. L'autre tricar que l'on peut voir garé à droite sous la marquise porte également un réservoir d'eau sur le pare-boue arrière.
 
des tricars - ou mototricycles - devant le local d'Albert Jean à Paris, 5 Place Pigalle.
              ( Voir la carte postale entière)

Voici l'autre côté du Tri-balladeur:

mototricycle Albert-Jean, vue arrière

Tri-Balladeur Albert Jean, côté gauche

Le système Albert Jean

Dans ce qui suit nous intentons de déteminer en quoi consiste le soi-disant "système Albert Jean" qui servait à la marque Austral à reclamer la paternité du tricar. La publicité illustrée ci-dessus souligne le fait que ce petit tricar est muni d'une direction articulée, c'est-à-dire d'une direction à fusée selon le principe Ackermann-Jeantaud.
Nous nous trouvons encore dans une époque où on ajoutait une remorque, un arrière-train ou un avant-train à unavant-train Chenard et Walkertricycle pour donner au voyageur la possibilité d'emmener avec lui, le cas échéant, un compagnon de route. De ces accessoires, seulement l'avant-train importe ici. 
C'est un siège monté sur deux roues que l'on fixait à un tricycle dont on avait enlevé la roue directrice. Le tricycle était donc transformé en quadricycle, et cette transformation pouvait être effectuée quand il en était besoin, "en quelques instants", comme vantait la publicité contemporaine. Il est évident que le tricycle n'était pas prévu pour une telle utilisation et que triporteur vélo avec avant-train pivotantle poids ajouté provoquait de nombreuses ruptures de fourches et de torsions de cadre. Un autre problème concernait la direction, car l'essieu directeur est rigide et articulé autour d'un pivot central (la cheville ouvrière, voir ci-contre). En raison du poids du passager et de son siège, il est difficile de faire pivoter l'essieu, et, pire encore, un avant-train pivotant n'a pas une grande stabilité dans les virages de petit rayon, parfois avec des conséquences  désagréables.
Mis à part la direction, il y a cependant une caractéristique du "système Albert Jean" qui, dans la rétrospective, échappe facilement à nos yeux. Mais un témoin de l'époque comme Georges Forrestier, dans sa lettre du mai 1902 citée plus haut, se passetricar à roues motrices à l'avant complètement de la direction articulée. Ce qui l'intrigue est le fait que ce "tricycle" avait une roue motrice à l'arrière. Il en ressort clairement que le tricar à roue motrice arrière avec avant-train pivotant n'était pas courant non plus en mai 1902. Souvenons-nous que le triporteur qu'Albert Jean présenta lors de l'exposition universelle de 1900 avait encore deux roues motrices à l'avant. Dans cette configuration, l'avant train était nécessairement pivotant ("avant-train mobile") et alourdi par le moteur encombrant (ci-contre). De plus, il fallait monter un différentiel comme sur les tricycles De Dion-Bouton. La solution pour éviter tous ces inconvénients est autant simple qu'ingénieuse: faire motrice la roue arrière en plaçant le moteur plus en arrière, entre la direction et le pédalier, comme sur une moto.  
Partant de ce principe déjà existant, Albert Jean combinait un avant-train muni d'une direction à fusée comme celle d'une voiturette, avec un cadre de motocyclette. Bien entendu, pour réaliser cette idée, il fallait créer un châssis-cadre de conception nouvelle qui avant-train Alcyon adaptable à une motorépond aux exigences requises par un engin plus lourd et de fonctionnement différent. Le résultat en était le "moto-tricycle", un véhicule tout à fait nouveau, et c'est ce qui étonnait M. Forestier. Le tricar A. Jean, pour le dire clairement, n'est pas une moto transformée a posteriori en tricar au moyen d'un avant-train. 

Tous les éléments dont Albert Jean avait besoin, pris isolément, étaient déjà là vers l'an 1900: la forme d'un tricar avait été déjà adoptée par quelques bicyclettes à avant-train pivotant, doté d'un siège pour passager, et les tricycles-porteurs des frères Vincent et Pierre Blotto, "créateurs du triporteur" (Le Matin 1942), ou ceux de la maison Bernard Branda & Cie commencèrent à sillonner les rues de Paris en 1900. Mais il fallait les motoriser et perfectionner.
 
triporteur Blotto, 1900

À ce fin contribuait l'évolution recente
Quadricycle avec avant-train à direction articuléedu cadre de motocyclette avec le moteur placé devant le pédalier ainsi que l'avant-train avec direction articulée et commandée par un guidon, comme on le voit sur la photo du quadricycle ci-contre. Mais jusque-là, les constructeurs partaient en général d'un tricycle en le transformant en quadricycle par moyen d'un avant-train et plus récemment, d'un avant-train avec direction articulée, solution trouvée par E. Chenard en 1898 (ci-dessus, à droite). Mais en 1900, le tricycle avait déjà dépassé son zénith. Albert Jean fut l'un des premiers à comprendre que le futur appartiendrait à la motocyclette, et puisque ce véhicule était encore aussi égoïste que le tricycle, pour faire possible des voyages à deux, il a combiné le cadre d'une moto avec un châssis avec direction articulée. 
 
Tricar "La Française" au Salon de l'Automobile à Paris 1902.

Présenté au Salon de l'Automobile à Paris en décembre 1901, ce tricar "La Française" possède encore un avant-train pivotant (ci-dessus). Afin d'atténuer en partie sa trop grande mobilité, un puissant ressort à boudin fait fonction de ressort de rappel. On apprend également que cette machine était "la seule de ce genre" au Salon.
C'était Albert Jean qui, en combinant la roue motrice arrière avec une direction articulée sur un châssis-cadre à avant-train fixe, donna au tricar sa forme définitive (Système A. Jean). Il prévoit aussi déjà le refroidissement par eau, qui se généralisera par la suite sur presque tous les tricars.
Par contre, la fixation de la date 1901 pour la création du Tri-balladeur confirme définitivement qu'Albert Jean n'était pas l'inventeur du tricar, comme l'aurait voulu faire croire la publicité Austral.  Le berceau du tricar, selon l'opinion généralement accéptée, est bien l'Angleterre.
Quant au moto-tricycle à avant-train fixe "système Albert Jean", tout indique que celui-ci n'a jamais été breveté. C'est surtout une notion de marketing qui n'apparaît qu'au moment du lancement du premier tricar Austral et qui designe un tricar dans la version aboutie et fonctionelle qui est l'œuvre d'Albert Jean. Aussitôt devenu standard sur les tricars de la concurrence à tel point, qu'il cesse d'être un élément distinctif de la marque Austral, le "système Albert Jean" ne sera plus mentionné dans la publicité après 1905. Mais cette année-là, il sert encore à réclamer la paternité du tricar. Dans ce but, on cite même Georges Forrestier comme témoin de l'invention en faisant paraître sa lettre dans le catalogue du type A; et la publicité parle de façon ambiguë du "Mototricycle Austral système Albert Jean breveté en France et à l'étranger". Comme on sait, seul le châssis-cadre fut breveté, non le "système Albert Jean". Lors du Salon d'Automobile 1905, la revue L'Automobile écrivait donc à juste titre: "si le mot (à savoir "mototricycle") est nouveau, l'appareil ne l'est pas, du moins en principe: deux roues directrices à l'avant, une seule roue motrice à l'arrière; le mototricycle est, en somme, analogue d'aspect à une motocyclette à avant-train. Nous disons: d'aspect, car la construction en diffère essentiellement".
 
Albert Jean, chronologie

On ne sait presque rien sur la vie et la personne d'Albert Jean, tellement était-il éclipsé après 1905 par Édouard Cheilus. Celui-ci, en tant que directeur-administrateur de la société qui porte son nom, représentait la marque Austral face au public, ce qui contribuait sans doute à son renommé. Partageant son temps entre sa propre entreprise et la filiale anglaise de l'empire industriel de son beau-père E.-J. Barbier, il semble avoir été en premier lieu un investisseur et homme d'affaires. 
Il est donc très probable que le technicien qui est à l'origine des tricars Austral et notamment du très original tricar à cardan est bien Albert Jean. 
 
• en 1893, Albert Jean est trésorier du "Club Vélocipédique de Montmartre"
• en 1895, son nom apparaît dans une liste de candidates à l'adhésion au Touring Club de France. Il en ressort aussi son adresse: 90, rue des Martyrs, à côté de son atelier (nº 84).  
• 1900 Exposition Universelle, tricar type "triporteur."
• 7 août 1901, fondation de la société en comandite simple Albert Jean & Cie.
• 1901 motocyclette, moteur de sa propre fabrication 2 CV ou bien  2¼ CV à ailettes.
• 24 octobre 1901, participation de la motocyclette au Critérium des Motocyclettes, pilotée par G.-M. Echenoy. Il parcourt 100 kilomètres en 2 h. 34' 22''. 
• 17 novembre 1901, le pilote Moïse (dossard 152) est classé 10e lors de la Course de Côte de Gaillon. Son temps sur le kilomètre lancé est de 4'54'' 1/5 soit une vitesse moyenne de 13,725 km/h.
• environ 1900-1901: "Tri-Balladeur".
• 1902 février, A. Jean cherche par annonce un financier et un secrétaire. De plus, il cherche "pour travail à faire chez elles, de préférence avec machine à écrire, des jeunes femmes, connaissant bien soit anglais, soit allemand, soit italien". 
• Le 27 novembre 1902 fait faillite sa société en commandite simple, "A. Jean et Cie, Cycles automobiles et moteurs", sise 5, Place Pigalle à Paris IX, avec ateliers dans la rue des Martyrs 84.
Une autre définition de son entreprise: "A. Jean & Cie, construction, vente, échange et location de tout ce qui concerne l'industrie du cycle et de l'automobile et notamment des moteurs employés par cette industrie".
• Le 4 août 1904, Édouard Cheilus fonda la Société Éd. Cheilus & Cie, s'étant associé avec Albert Jean, pour construire des mototricycles dans l'atelier de celui-ci. (voir histoire)
• Albert Jean est nommé directeur technique de la nouvelle société Cheilus et Cie.
• Le premier tricar Austral est dérivé du tricar Albert Jean: le "châssis-cadre pour tricycle automobile" ayant été breveté le 29 octobre 1904 par la Société Cheilus et Cie, le prototype du premier tricar, sera exposé au Salon de l'automobile en hiver 1904, et la publicité parle du "Mototricycle Austral système Albert Jean"
• en 1905, Albert Jean s'est placé 16e au Concours des Tricars (Mantes) sur un tricar Austral.
• en 1909, il passe une annonce afin de vendre un tricar Austral. Son adresse: 177, Bd Saint-Denis, Courbevoie
• en 1910, il passe une autre annonce: il vend un tricar Austral neuf avec volant.
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Annotations:

¹ Revue technique de l'exposition universelle de 1900, tome II, 1901, p. 210.
² On s'est accoutumé à appeler la "voiturette" de Léon Bollée (1895) un tricar, parce qu'elle a deux roues directrices àtricar Léon Bollée l'avant et une roue motrice à l'arrière. À la différence du Tri-balladeur d'Albert Jean et des tricars fabriqués par  Austral, Contal, Griffon et bien d'autres constructeurs, son arrière-train n'a rien à voir avec une motocyclette. Par contre, l'aspect du tricar de Léon Bollée est plus semblable au tricar Austral type G, nommé parfois "tri-voiturette" dans les annonces de vente, et qui abandonnera toute ressemblance avec une motocyclette. Le tricar système Léon Bollée est, pour ainsi dire, une tri-voiturette avant l'heure.

 


 
 
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